La « Noria  » est un terme de la langue française qui désigne une machine hydraulique formée de godets attachés à une chaîne sans fin, plongeant renversés et remontant pleins (définition du petit Larousse illustré).
La signification du terme peut s’entendre comme un outil permettant d’irriguer des terres arides, afin de redonner vie à la nature.
Tel cet outil permettant un renouveau, le service souhaite que la Justice s’ouvre à tous et qu’elle donne la possibilité de faire « germer » le positif présent dans chaque être humain…

Outre cet aspect d’ouverture, l’idée d’ « infiltration » de la justice est également présente, afin d’éviter un  » stérile » sentiment d’impunité, à l’instar de certaines terres arides… Toute infraction nécessite une réaction sociale adaptée et le système alternatif remplit un rôle en la matière.
Enfin, la création des liens entre les justiciables et les partenaires institutionnels du service correspond, dans le parallèle, au processus de « ramification » chez les végétaux…

Le terme « Noria », cinq lettres qui ont du sens, un terme qui en vaut la PEINE !
En ce qui concerne l’implantation des mesures et peines alternatives dans notre système pénal, elle a très certainement été précipitée par les nombreuses critiques émises à l’égard du système pénitentiaire.
Face à ce constat d’échec, relativisé à certains moments, les législateurs, les professionnels du secteur ont souhaité réagir en élargissant l’arsenal pénal, aux différents stades de la procédure.

En 1964, le législateur autorise les juges à prononcer des peines avec sursis, assorti de conditions… Première avancée importante qui sera suivie de nombreuses autres initiatives.

En 2002, la loi instaurant la peine de travail en tant que peine autonome place cette alternative à un même niveau que les peines « plus classiques ».
Aujourd’hui, le nombre de mesures et peines alternatives prononcées par les magistrats augmente chaque année, l’intérêt porté à ce secteur ne diminue pas, à tel point, que demain, nous pourrions peut-être abandonner le terme d’ « alternative » ? Il n’y aurait plus d’opposition, de contradiction entre la peine de prison, l’amende et les peines dites alternatives.

Le service « la Noria » existe depuis 11 années. Au départ, seulement 2 communes étaient partenaires au projet. Actuellement, près de 140 000 habitants de 11 communes doivent être considérés, via les initiatives communales, comme des citoyens impliqués dans le fonctionnement de la Justice.